Rachat de la Marseillaise : les communistes dilapident l’argent des Martégaux
Le 13/07/2020, le Tribunal de commerce de Marseille, par son jugement, prononçait la liquidation judiciaire de la SAS les éditions des fédérés et de l’association le mondial la marseillaise à pétanque.
La SAS les éditions des fédérés fut créée en 2015 pour le rachat de La Marseillaise, déjà en liquidation judiciaire. À la tête de cette société, M. Pierre Dharréville, PDG jusqu’aux élections législatives de 2017.
En 5 ans, cette société a perdu la moitié de ses salariés : de plus de 200, ils ne sont plus qu’une cinquantaine aujourd’hui.
En 2018, la société est placée en redressement judiciaire. Le 06/06/2018, le Tribunal de commerce arrête un plan de redressement sur 10 ans et annule la moitié des créances de la société, de 8,4 millions € à 4,6 millions €.
Une situation insurmontable
En juillet, le Maire de Martigues, Gaby Charroux, président de la SEML Maritima Médias, décide de reprendre le quotidien en faillite. Rappelons que Maritima Médias, c’est 3,1 millions € de chiffre d’affaire dont 1,6 millions € provenant de la ville et plus de 200 000 € de la Métropole ; en quelque mots, cette société est perfusée d’argent public. Donc le Maire veut faire reprendre une société en faillite par une société qui ne peut pas s’assumer financièrement.
Toujours plus loin dans l’endettement de Martigues
Lors du conseil municipal du 18/09/2020, trois délibérations avaient rapport avec le rachat de la marseillaise :
– La création d’une Société Coopérative d’Intérêt Collectif (SCIC)
– L’entrée de Martigues dans le capital de la SCIC ASC à hauteur de 48% des parts.
– L’élection du Maire et d’une adjointe pour siéger au sein de la SCIC
– Approuver une avance consentie de la ville au compte courant de la SCIC d’un montant de 284 200 €.
Aux oubliettes les belles promesses
Dans ce projet, l’engagement financier de la ville est tel qu’il aurait dû passer par un référendum. Nous l’avons rappelé au Maire, et c’est d’ailleurs l’un de ses engagements de campagne (référendum d’initiative citoyenne). Fin de non recevoir de sa part : « Je suis élu Maire, je n’ai pas besoin d’un référendum« .
Le sondage
Cette opération de reprise de La Marseillaise est vouée à l’échec. Même s’il faut conserver une pluralité d’opinion dans la presse, cet argument ne peut autoriser le gaspillage d’argent public.
Nous avons décidé de vous proposer ce sondage pour que vous, Martégales et Martégaux, puissiez apporter votre avis sur le rachat de la Marseillaise
Merci pour votre participation et n’oubliez pas de partager !
Emmanuel Fouquart et Christiane Villecourt,
conseillers municipaux du groupe Unis pour Martigues.