Région : Plan solaire

17 décembre 2019 0 Par Emmanuel FOUQUART

Peu connue car récente, la Région Provence Alpes Côte d’Azur a une commission dédiée à l’environnement : Croissance verte, transition énergétique, déchets.
Sensibilisé à cette question importante, je me suis proposé pour être le référent de notre groupe au sein de cette commission.
Avec mes amis Conseillers Régionaux du groupe Rassemblement National, nous étudions chaque dossier proposé par le président de Région. Nos positions sont toujours pragmatiques.

L’éolien

Nous sommes contre l’éolien une énergie aléatoire et sans stockage, ayant une empreinte environnementale considérable :

  • Le coût de construction et de déconstruction,
  • Les mètres cubes de béton coulés et le ferraillage installé,
  • Les atteintes sonores et visuelles,
  • L’impact sur l’avifaune et l’aquafaune (éolienne offshore),
  • Des matériaux non recyclables : Aujourd’hui l’état impose à l’installateur une caution de 50 000 € pour la désinstallation, montant insuffisant pour rendre le terrain à son origine. D’une durée de vie de 20 à 25 ans, la fibre carbone utilisée n’est pas recyclable.

L’hydrogène

L’hydrogène nous semble être une énergie d’avenir pour plusieurs points :

  • Une énergie à empreinte carbone réduite puisqu’elle peut être produite à partir de l’énergie solaire.
  • Une alternative au tout électrique en matière de mobilité. Un véhicule hybride hydrogène embarque des batteries de plus petites tailles (réduit l’utilisation de matériaux rares) et rend le véhicule autonome. Nous insistons sur le développement de stations de rechargement sur notre région. La majorité régionale semble avancer dans notre sens en proposant des projets.
  • Valorisation de l’hydrogène fatal. Nous accompagnons la majorité dans les projets de récupération de l’hydrogène carboné (produit à partir du méthane) pour l’utiliser comme carburant de véhicules. Nous avons voté POUR le projet de récupération d’hydrogène fatal à l’usine Kem One de Fos-sur-Mer.

La méthanisation

La méthanisation des boues d’épuration des eaux usées est intéressante à plus d’un titre :

  • Production d’une énergie renouvelable qui peut être injectée dans le circuit des centrales de chauffage.
  • Amélioration de l’empreinte environnementale des installations. À Martigues, notre station traite les eaux usées de Martigues et de Port de Bouc, soit un équivalent de 95 000 habitants avec un rejet dans le canal (sous le viaduc). Cette station est celle qui rejette le plus d’azote dans l’Etang de Berre. Le Maire, Gaby Charroux, ne communique pas sur ce problème, pire, il n’agit pas. La méthanisation serait la solution.
  • Réduction du volume des boues issues du traitement des eaux usées et donc réduction des nuisances environnementales liées au transport et au devenir de ces boues.

Le solaire

Le solaire, comme l’éolien, est une énergie aléatoire et au stockage réduit.

Cette énergie peut être développée tant qu’elle est installée sur du foncier « dérisqué », c’est à dire des endroits sans impact sur l’environnement comme les parkings de supermarchés, les toitures d’édifices…

Le président de Région nous a présenté son plan solaire. Nous sommes opposés à ce plan pour plusieurs raisons :

  • Un objectif de 46 000 MW-crête inatteignable en 2050. Aujourd’hui, la région dispose d’un parc solaire de 1 200 MW-crête déjà inférieur aux prévisions.
  • Un coût exhorbitant pour la région. L’institution a versé 16 millions € pour l’installation de 10MW-crête ; soit un montant total de 70 milliards € pour atteindre l’objectif de 2050. La Région ne pourra jamais financer.
  • L’installation de « fermes » solaires hors foncier « dérisqué » : zones naturelles, agricoles et forestières.

Pour ces motifs, nous avons voté CONTRE ce plan.